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Sur le papier, Monaco a terminé son mercato avec deux bonnes nouvelles : Lamine Camara est resté et Folarin Balogun aussi. Mais derrière ces deux joueurs conservés se cache une conséquence que les supporters monégasques ne devraient pas ignorer : Erik Lira n’est pas arrivé.

Et cela pourrait compter beaucoup plus que prévu.

La dernière journée du mercato avait commencé avec un scénario relativement clair. Balogun devait rejoindre Everton, ce qui aurait permis à Monaco de récupérer une rentrée d’argent et de libérer une place d’extracommunautaire.

Puis le transfert s’est compliqué.

Chelsea a profité de la situation pour avancer sur Lamine Camara. Monaco a alors dû envisager une solution qu’il n’avait pas initialement prévue : laisser partir son milieu sénégalais contre une indemnité importante.

Mais lorsque le dossier Balogun a finalement semblé pouvoir repartir, Monaco a choisi de conserver Camara.

Puis Balogun a refusé de signer à Everton.

Les deux joueurs sont donc restés.

Jusque-là, difficile de reprocher quoi que ce soit à Monaco.

Camara est un joueur important. Balogun peut offrir une solution supplémentaire en attaque. Filipe Luís dispose donc de deux options de plus pour construire son équipe.

Mais le problème apparaît lorsqu’on regarde ce que Monaco n’a pas réussi à obtenir.

Lira, le dommage collatéral

Erik Lira devait renforcer le milieu de terrain monégasque. Son arrivée était avancée, mais elle dépendait notamment du départ de Balogun et de la place d’extracommunautaire que celui-ci devait libérer.

Lorsque Balogun est resté, la porte s’est refermée.

Lira n’a pas rejoint Monaco.

C’est ce détail qui change complètement la lecture du mercato.

Parce qu’un mercato ne se juge pas uniquement aux joueurs que l’on conserve. Il se juge aussi aux faiblesses que l’on parvient à corriger.

Et Monaco n’a pas corrigé celle-ci.

Le club conserve Camara, mais perd une opportunité de renforcer son milieu. Il conserve Balogun, mais ne récupère pas les ressources financières et administratives que son départ devait permettre de dégager.

Autrement dit, Monaco n’a pas simplement gardé deux joueurs. Le club a aussi accepté les conséquences de leur maintien.

Maintenant, le terrain va devoir justifier la décision

C’est ici que la pression change de camp.

Si Camara devient l’un des moteurs de Monaco cette saison, la décision de le conserver prendra rapidement l’allure d’un excellent choix.

S’il retrouve son meilleur niveau, Balogun peut également transformer une fin de mercato chaotique en bonne nouvelle sportive.

Mais si Monaco souffre au milieu ou manque de solutions dans certains matchs, l’absence de Lira pourrait revenir dans les discussions.

Les supporters pourront alors poser une question parfaitement légitime :

Monaco a-t-il conservé ses meilleurs joueurs parce que c’était le meilleur choix sportif, ou parce que le mercato lui a échappé dans ses dernières heures ?

La différence est fondamentale.

Dans le premier cas, l’ASM a assumé une décision sportive forte.

Dans le second, elle devra vivre avec les conséquences d’un scénario qu’elle n’avait pas prévu.

Et le calendrier ne lui laisse presque aucun temps pour réfléchir.

Vendredi, Monaco se rend au Parc des Princes pour affronter le PSG.

Ce match ne donnera évidemment pas toutes les réponses. Mais il offrira déjà un premier indicateur.

Camara devra montrer pourquoi Monaco a refusé de le laisser partir. Balogun devra montrer pourquoi son maintien peut être une bonne nouvelle. Et Filipe Luís devra surtout démontrer qu’il possède suffisamment de solutions malgré l’arrivée manquée de Lira.

C’est là que cette dernière journée de mercato prendra tout son sens.

Parce que dans quelques mois, personne ne se souviendra simplement que Camara et Balogun sont restés.

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