Deux matches. Deux défaites. Zéro point.
Le FC Nantes pouvait difficilement imaginer pire départ pour son retour en Ligue 2. Mais derrière ce bilan catastrophique se cache une question encore plus importante : faut-il changer Michel Der Zakarian ou enfin lui donner les renforts qu’il réclame ?
Après le revers 0-1 contre le Red Star, Nantes s’est encore incliné à Laval (2-1), avec un but encaissé dans le temps additionnel. Les Canaris sont ainsi la seule équipe de Ligue 2 sans le moindre point après deux journées.
Forcément, la pression monte.
Des informations ont circulé cette semaine sur une possible réflexion autour de l’avenir de Der Zakarian. Sacha Tavolieri a notamment évoqué Grégory Poirier comme éventuel successeur. Mais cette piste a ensuite été contestée par d’autres sources, qui ne confirment pas de contacts concrets avec l’entraîneur.
Autrement dit : Der Zakarian n’est pas officiellement menacé de départ. Mais son avenir est désormais suffisamment incertain pour devenir un véritable sujet.
Et les supporters ont déjà un favori.
Dans un sondage publié par But! le 18 août, Poirier recueille 55,1 % des votes lorsqu’il est demandé aux supporters qui ils choisiraient en cas de départ de Der Zakarian. Le résultat ne représente évidemment pas toute la communauté nantaise, mais l’écart est révélateur.
Pourtant, Nantes doit se poser une autre question avant de changer de coach.
Der Zakarian a-t-il réellement reçu l’équipe dont il a besoin pour atteindre l’objectif fixé ?
Après la défaite à Laval, le technicien a encore insisté sur les insuffisances de son groupe et sur la nécessité de recruter.
Et le mercato n’est effectivement pas terminé.
Nantes cherche encore à renforcer son attaque. Ce mardi, le nom de Milos Lukovic, attaquant de Strasbourg, est notamment apparu comme une piste potentielle, possiblement sous la forme d’un prêt. Mais il ne s’agit à ce stade que d’une piste rapportée, pas d’un accord.
Voilà pourquoi le choix du FC Nantes est si délicat.
Changer Der Zakarian maintenant pourrait permettre de provoquer un électrochoc.
Mais le nouvel entraîneur récupérerait une équipe qui n’est pas encore totalement construite.
À l’inverse, conserver Der Zakarian signifie accepter de lui donner du temps et les renforts qu’il réclame, tout en sachant que Nantes n’a déjà plus beaucoup de marge après deux défaites.
Le prochain match contre Rodez pourrait donc peser lourd.
Une victoire calmerait immédiatement une partie des tensions.
Une nouvelle défaite ferait l’inverse et renforcerait ceux qui estiment que le problème dépasse désormais le simple recrutement.
C’est là que Nantes doit éviter une erreur.
Le club ne peut pas rester dans un entre-deux où Der Zakarian est maintenu sans être réellement soutenu, pendant que les rumeurs de changement alimentent chaque résultat.
S’il faut garder l’entraîneur, il faut lui donner les armes nécessaires.
S’il faut le remplacer, il faut le faire avec une véritable conviction, pas sous le coup de la panique.
Pour l’instant, une chose est certaine : Nantes doit choisir.
Der Zakarian reste en poste.
Poirier n’est pas confirmé comme son successeur.
Lukovic n’est pas encore Nantais.
Mais après deux journées, le FC Nantes a déjà un problème que le prochain match pourrait considérablement aggraver… ou commencer à résoudre.