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Toulouse a terminé sa préparation par une défaite contre Hambourg (1-2). Mais le score pourrait finalement être le détail le moins important de cette dernière sortie.

Après la rencontre, Jens Berthel Askou a confirmé que le groupe actuel ne sera pas celui qui débutera la saison.

À quelques jours de la réception de Lyon, cette déclaration change forcément la lecture de la situation. Le nouvel entraîneur toulousain reconnaît ainsi que son équipe est encore en construction alors que le championnat s’apprête à commencer.

Et pourtant, Askou ne s’est pas montré alarmiste. Il a retenu plusieurs éléments positifs de la préparation et estime que ses principes commencent à être assimilés.

Le problème n’est donc pas forcément que Toulouse soit mal préparé. Le problème, c’est que la préparation est terminée alors que l’équipe, elle, ne l’est pas encore.

Le mercato est désormais une question de timing

Les expérimentations d’Askou ont déjà montré qu’il cherche encore les bonnes associations. Aron Donnum a notamment été utilisé en position de numéro 10, tandis que plusieurs joueurs offensifs ont bénéficié d’une certaine liberté dans les espaces intérieurs.

Ces essais sont parfaitement normaux pour un nouvel entraîneur.

Mais à l’approche du premier match officiel, ils prennent une autre dimension. Les dernières décisions du mercato devront désormais s’intégrer aux automatismes qu’Askou vient à peine de commencer à installer.

Un joueur arrivé tard devra rapidement comprendre les déplacements de ses partenaires, les principes de pressing et les exigences de son poste. À l’inverse, un départ pourrait obliger le coach à reconstruire une association qu’il pensait avoir installée.

Le mercato n’est donc plus seulement une question de qualité. C’est une question de timing.

Lyon n’attendra pas que Toulouse ait fini de chercher

Toulouse recevra Lyon le 22 août au Stadium.

Askou peut encore faire évoluer son groupe après cette rencontre, mais son équipe devra déjà être suffisamment cohérente pour lancer la saison.

C’est là que ses choix tactiques vont devenir déterminants.

Modifier un joueur offensif ne signifie pas seulement changer un nom sur la feuille de match. Cela peut modifier les circuits de sortie de balle, les connexions entre les créateurs et la manière dont Toulouse réagit à la perte du ballon.

Même chose derrière. Un changement tardif dans la ligne défensive signifie moins d’automatismes au moment où Lyon cherchera justement à provoquer les erreurs.

Cela ne signifie pas que Toulouse est en crise.

Cela signifie simplement que chaque changement effectué à la dernière minute aura désormais un coût.

La défaite contre Hambourg pourrait donc être secondaire

Dans quelques semaines, personne ne se souviendra probablement du 1-2 contre Hambourg.

Ce qui restera, ce sera l’équipe choisie par Askou contre Lyon.

Qui sera titulaire ? Qui aura gagné sa place pendant la préparation ? Quels joueurs auront encore rejoint le groupe ? Et surtout, combien de changements sépareront l’équipe battue par Hambourg de celle qui lancera réellement la saison ?

Pour l’instant, parler de crise serait excessif.

Mais ignorer l’aveu du nouvel entraîneur serait tout aussi imprudent.

Toulouse a terminé sa préparation. Toulouse n’a pas encore terminé la construction de son équipe.

Et désormais, le compte à rebours vers Lyon est lancé.

La vraie question n’est donc plus de savoir si Toulouse va encore évoluer.

Askou a déjà donné la réponse.

Il faut maintenant découvrir combien de changements sépareront le Toulouse battu par Hambourg de celui qui devra lancer sa saison face à Lyon.

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