14 août 2026
Nantes veut tourner la page Johann Lepenant. Le milieu de 23 ans souhaite partir. Nice, confronté à la longue absence de Laurent Abergel, cherche justement un renfort dans ce secteur. Tout semblait donc réuni pour trouver une issue. Pourtant, le dossier bloque toujours, et le prix fixé par Nantes pourrait finir par faire perdre aux Canaris leur meilleure porte de sortie.
Après la relégation, Lepenant aurait fait savoir qu’il souhaitait quitter Nantes. Sous contrat jusqu’en 2029, il ne ferait plus partie des priorités de Michel Der Zakarian pour cette saison de Ligue 2. Le joueur et le club semblent donc avoir intérêt à se séparer.
Nice s’est rapidement intéressé à son profil. Les discussions auraient d’abord porté sur un prêt, avant qu’une formule avec prêt payant et obligation d’achat soit envisagée. Mais le montant réclamé par Nantes reste le principal obstacle : le club valoriserait Lepenant autour de 7 millions d’euros.
Pour Nantes, cette exigence peut se comprendre. Le joueur est encore sous contrat pour plusieurs saisons et le club veut éviter de céder trop facilement un élément qui conserve une certaine valeur sur le marché.
Mais Nice a une autre carte à jouer.
Les Aiglons ont besoin de remplacer Abergel, mais Lepenant n’est pas leur seule solution. Selon les informations autour du dossier, le club azuréen aurait déjà activé cinq autres pistes au milieu. Si l’une d’elles aboutit, l’urgence de recruter le Nantais disparaîtra immédiatement.
Et c’est précisément le danger pour Nantes.
Aujourd’hui, les Canaris ont un club intéressé, un joueur qui souhaite partir et une situation sportive qui pousse naturellement vers une séparation. Demain, si Nice se tourne vers un autre profil, Nantes pourrait se retrouver avec un joueur qui n’entre plus vraiment dans les plans de Der Zakarian, tout en continuant à supporter son salaire.
Après une relégation, alors que le club cherche à alléger son effectif et sa masse salariale, ce serait un scénario particulièrement mauvais.
La direction nantaise ne doit pas brader Lepenant. Mais elle doit aussi faire la différence entre le prix qu’elle souhaite obtenir et celui que le marché est réellement prêt à payer.
C’est tout le problème de ce dossier. Les 7 millions d’euros peuvent représenter la valeur théorique du joueur, mais ils ne valent rien si aucun acheteur n’accepte de les investir.
Le temps joue donc contre Nantes.
Si Nice reste à la table, le club nantais conserve une possibilité concrète de régler le dossier. Si les Aiglons trouvent une alternative, le rapport de force peut basculer en quelques jours.
Et Nantes devra alors répondre à une question beaucoup plus embarrassante : a-t-il protégé la valeur de Lepenant ou simplement laissé filer son meilleur acheteur ?
Le mercato ferme le 1er septembre. Le dossier Lepenant pourrait donc devenir l’un des derniers tests de la stratégie nantaise : tenir sur son prix ou accepter un compromis pour libérer un joueur qui ne semble plus avoir d’avenir au club.