Trois journées. Trois défaites. Sept buts encaissés lors des deux derniers matchs à domicile.
Et soudain, une question que personne n’imaginait poser en août est en train de s’imposer autour du FC Nantes :
Et si la crise avait déjà commencé ?
C’est cette question qui rend la situation des Canaris beaucoup plus inquiétante qu’un simple mauvais départ.
Parce que les défaites arrivent.
Parce que les reconstructions prennent du temps.
Mais ce qui alarme aujourd’hui une partie des supporters, c’est la vitesse à laquelle Nantes semble perdre le contrôle de son début de saison.
La défaite 5-2 contre Rodez à la Beaujoire n’a pas seulement laissé le club à zéro point après trois journées.
Elle a brutalement exposé l’écart entre l’objectif affiché et la réalité actuelle. Un club qui visait une remontée immédiate en Ligue 1 se retrouve déjà à regarder vers le bas du classement plutôt que vers le haut. (FotMob)
Le plus inquiétant est peut-être que ce scénario n’arrive pas par surprise.
Depuis plusieurs semaines, Michel Der Zakarian répète que son effectif n’est pas totalement construit. Le message est constant : le mercato n’est pas terminé et certains besoins restent à combler. Pendant ce temps, le championnat avance. Et la Ligue 2 ne fait jamais de pause pour attendre les candidats à la montée. (Wikipedia)
Voilà le cœur du problème.
Nantes n’est plus seulement confronté à une question de qualité.
Nantes est confronté à une question de temps.
Chaque journée qui passe sans victoire réduit la marge d’erreur.
Chaque journée qui passe augmente la pression sur les recrues.
Chaque journée qui passe transforme un simple retard en risque réel.
Car l’histoire de la Ligue 2 est remplie de favoris qui ont cru pouvoir rattraper leur mauvais départ plus tard.
Beaucoup n’y sont jamais parvenus. (Wikipedia)
C’est précisément ce qui rend les prochains jours si importants.
Si Nantes réagit rapidement, si les derniers ajustements du mercato apportent les réponses attendues et si l’équipe retrouve une stabilité sportive, les trois premières journées seront bientôt oubliées. Elles deviendront une mauvaise introduction à une saison finalement réussie.
Mais l’autre scénario est désormais impossible à ignorer.
Si les difficultés persistent après la fermeture du mercato, le débat changera complètement.
La question ne sera plus :
“Quand Nantes va-t-il lancer sa saison ?”
La question deviendra :
“Comment Nantes a-t-il pu se retrouver dans cette situation ?”
Et c’est un débat beaucoup plus dangereux.
Parce qu’il touche directement à la crédibilité du projet de remontée.
Parce qu’il touche directement aux choix effectués pendant l’été.
Parce qu’il touche directement à la capacité du club à répondre à la pression.
Le paradoxe est cruel.
Le FC Nantes a vendu Matthis Abline, son meilleur buteur de la saison dernière, pour financer sa reconstruction après la relégation. L’effectif a été profondément renouvelé. Le club a agi. Le club a recruté. Le club a changé d’entraîneur et rappelé un spécialiste des remontées avec Michel Der Zakarian. (Wikipedia)
Pourtant, malgré toutes ces décisions, les résultats racontent aujourd’hui une histoire totalement différente.
Une histoire où les certitudes ont disparu.
Une histoire où l’urgence commence à remplacer la patience.
Une histoire où chaque match risque désormais d’alimenter davantage les doutes que les espoirs.
C’est pourquoi les prochains jours pourraient peser beaucoup plus lourd que les trois premières journées elles-mêmes.
Le danger pour Nantes n’est peut-être plus de manquer la montée aujourd’hui.
Le danger est de laisser la crise s’installer avant même que son mercato soit terminé.
Si les Canaris réagissent immédiatement, cette phrase semblera exagérée dans quelques semaines.
S’ils continuent de s’enfoncer, elle pourrait devenir le résumé parfait de leur début de saison.
Et c’est ce qui rend le prochain rendez-vous si important.
Car au fond, la véritable question n’est plus de savoir si Nantes a l’effectif pour remonter.