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Le FC Metz a réussi l’un des coups les plus remarqués de l’été en attirant Téji Savanier. Mais derrière l’enthousiasme suscité par son arrivée, une question commence déjà à diviser les supporters.

Le club peut-il se permettre d’attendre ?

Luc Holtz l’a reconnu : Savanier n’est pas encore à 100 % physiquement. Sa qualité technique peut déjà aider l’équipe, mais son meilleur niveau demandera encore du temps. (moselle.tv⁠)

Et c’est là que réside tout l’enjeu.

Parce que Metz ne recrute pas Savanier pour préparer l’avenir. Metz le recrute pour remonter immédiatement en Ligue 1.

Dans un championnat aussi exigeant que la Ligue 2, les points perdus en début de saison peuvent peser lourd plusieurs mois plus tard. Les équipes qui montent prennent souvent de l’avance très tôt. Attendre n’est donc pas toujours une option.

Deux scénarios se dessinent désormais.

Le premier est celui dont rêvent les supporters. Savanier retrouve rapidement son rythme, devient le leader technique de l’équipe et transforme Metz en candidat naturel à la montée. Dans ce cas, Bernard Serin aura probablement réussi le coup du mercato.

Le second scénario est plus inquiétant. Si son adaptation prend du temps et que Metz laisse filer des points importants, la pression augmentera rapidement. Chaque difficulté offensive relancera alors la même question : le club pouvait-il vraiment se permettre de bâtir autant d’espoirs autour d’un joueur qui n’est pas encore à son meilleur niveau ?

C’est ce qui rend les prochaines semaines si importantes.

Le débat n’est plus de savoir si Téji Savanier est un grand joueur.

Le débat est de savoir si Metz aura le temps d’attendre qu’il redevienne le joueur capable de faire basculer une saison.

Et en Ligue 2, le temps est souvent la ressource la plus difficile à obtenir.

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