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À quelques semaines seulement du début de la saison de Ligue 2, le FC Nantes se retrouve face à une décision qui pourrait avoir des conséquences bien plus importantes que les 3 millions d’euros proposés par Krasnodar.

Car la vraie question n’est plus de savoir si Yassine Benhattab vaut cette somme.

La vraie question est de savoir si Nantes peut se permettre de vendre un joueur alors qu’il n’a toujours pas résolu l’un de ses principaux problèmes d’effectif.

Selon les informations de Foot Mercato, le club russe a formulé une offre estimée à 3 millions d’euros pour l’attaquant franco-algérien de 23 ans. Dans un contexte où les Canaris doivent gérer les conséquences financières de leur relégation, l’intérêt est évident.

Mais sur le terrain, l’équation est beaucoup moins simple.

Depuis le début de la préparation, Michel Der Zakarian ne cache pas ses inquiétudes concernant le poste de latéral gauche. L’entraîneur nantais estime qu’il manque toujours un véritable spécialiste capable d’apporter des garanties immédiates dans ce secteur.

Faute de solution disponible, Benhattab a même été utilisé dans ce rôle lors des premiers matches amicaux.

Ce détail change complètement la lecture du dossier.

Benhattab n’est pas un latéral gauche naturel.

Personne ne prétend le contraire.

Mais aujourd’hui, il représente malgré tout l’une des rares options dont dispose Der Zakarian à un poste que le club cherche encore à renforcer.

C’est là que le dilemme devient réel.

Accepter les 3 millions d’euros de Krasnodar permettrait d’enregistrer une rentrée financière importante et de poursuivre l’allègement de l’effectif engagé depuis plusieurs semaines.

Refuser l’offre, en revanche, permettrait au staff de conserver une solution supplémentaire dans un secteur déjà identifié comme fragile.

Le problème pour Nantes est que chaque option comporte un risque.

Si le club accepte immédiatement la proposition russe sans avoir sécurisé un remplaçant crédible, il pourrait se retrouver à quelques jours de la reprise avec une faiblesse toujours présente sur le côté gauche de sa défense.

Et c’est précisément ce scénario qui doit inquiéter.

La Ligue 2 est rarement remportée par les équipes qui passent les premiers mois de compétition à corriger des erreurs de construction d’effectif. Les clubs qui remontent rapidement sont généralement ceux qui arrivent prêts dès la première journée.

Nantes connaît déjà sa priorité.

La question est désormais de savoir s’il peut se permettre d’attendre encore.

Les partisans de la vente avanceront un argument parfaitement compréhensible. Trois millions d’euros pour un joueur qui n’est pas un titulaire indiscutable dans son poste naturel représentent une opportunité intéressante pour un club relégué. Cet argent pourrait permettre de financer l’arrivée d’un véritable latéral gauche et résoudre définitivement le problème.

Mais les plus prudents répondront qu’un transfert n’est réussi que lorsque son remplaçant est identifié.

Aujourd’hui, cette certitude n’existe pas encore.

Aucune recrue n’est venue fermer le débat.

Aucune signature n’a encore supprimé l’incertitude.

Et c’est précisément ce qui rend ce dossier aussi sensible.

Car si Nantes vend Benhattab avant de régler son problème au poste de latéral gauche, le club risque de créer une nouvelle urgence alors qu’il tente déjà d’en résoudre une.

Les prochains jours seront donc déterminants.

La réponse des dirigeants nantais à l’offre de Krasnodar sera évidemment observée de près. Mais le véritable enjeu se situe peut-être ailleurs : le FC Nantes est-il capable de sécuriser rapidement le renfort que réclame Der Zakarian avant de prendre une décision définitive sur Benhattab ?

Parce qu’au-delà des 3 millions d’euros, c’est cette réponse qui pourrait influencer les premières semaines de la saison nantaise.

Et peut-être même davantage.

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